Lettre d une guerriere du coeur
À toi,
Je t’écris parce que je ne comprends plus. Parce qu’il y a un décalage immense entre ce que tu écris… et ce que tu fais. Entre tes mots si beaux, si forts, si vibrants… et ton absence juste après. Pourquoi écrire comme si j’étais essentielle, pour disparaître ensuite comme si je n’existais plus ?
Pourquoi ne pas comprendre que ma confiance est fragile, abîmée, cabossée par tout ce que j’ai vécu, et que tes silences la fissurent encore davantage ? Comment pourrais‑je te croire quand tu me fais exister en semaine… et que le week‑end, je deviens un fantôme ? Pourquoi me dire que je te manque… pour ensuite me laisser dans un vide glacial ?
Tu dis je sais, je comprends, je sens ce que nous sommes toi et moi. Alors pourquoi ne pas suivre ce que ton âme te souffle ? Pourquoi lutter contre ce lien que tu reconnais toi‑même ?
Je t’ai longtemps caché la vérité. Ce que je savais. Ce que je voyais. Ce que je ressentais pour toi, pour nous. Tu m’appelles sorcière… mais tu sais très bien que je suis plus que ça. Je suis ta jolie sorcière, celle qui voit derrière les masques, celle qui entend ce que tu ne dis pas, celle qui connaît ta vérité même quand tu la fuis.
Je ne dis rien, mais je sais. Je sais tout. Et je vois clair.
On dit que les écrits restent et que les paroles s’envolent. Moi, je ne veux plus seulement des écrits. Je veux des preuves. Des actes. De la folie douce. De la présence. Du courage.
J’aime la vie, j’aime rire, j’aime les batailles d’oreillers, les chatouilles, les moments simples. Mais j’ai aussi besoin de gestes d’amour, de tendresse, de sensualité. Je suis humaine, même si je suis Estrella, une âme sacrée. Avant tout, je suis une femme. Une femme qu’on a salie, battue, humiliée. Une femme qui s’est relevée mille fois. Une guerrière.
Mais toi, mon autre… Tu n’as pas le droit de me faire revivre ça. Pas par des mots qui blessent, pas par des silences qui tuent. Parce que ce que tu m’envoies, tu te l’envoies à toi-même. Ce que tu refuses de voir en moi, c’est ce que tu refuses de voir en toi.
Moi, je suis amour inconditionnel. J’ai toujours été vraie, sincère, entière dans ce que je ressens. Je n’ai jamais triché.
Alors aujourd’hui, je t’écris pour te dire ceci :
Je ne veux plus être aimée à moitié. Je ne veux plus être une parenthèse. Je ne veux plus être l’ombre de ta lumière. Je veux être regardée, choisie, assumée. Je veux être aimée en actes, pas seulement en mots.
Parce que moi, je suis là. Présente. Vivante. Vraie.

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