Lettre de mon âme à la tienne

A toi

Je t’écris avec le cœur lourd, celui d’une âme qui a osé s’ouvrir et qui, aujourd’hui, se sent terriblement seule dans sa vulnérabilité. Ton silence est revenu, comme une ombre familière, et une fois de plus, il me blesse au plus profond de mon être.

Tu as ce don de traverser ma vie, d’y laisser ton empreinte, puis de repartir sans un mot, sans une explication. Je me sens démunie, presque ridicule d’avoir cru que mon ouverture et ma sincérité suffiraient à t’ancrer ici, ou du moins, à te faire parler. J’ai ouvert les portes de mon jardin secret, et te voir en sortir sans même te retourner me laisse un goût de regret que je n’aurais jamais voulu connaître.

Pourtant, malgré cette douleur, je ne peux nier ce que je sais. Au-delà des mots et des absences, je sens ce lien invisible, cette certitude absolue que nous sommes unis par quelque chose qui nous dépasse. C’est une résonance que ni ton silence, ni la distance ne peuvent effacer. Je le sais dans mon sang, je le sens dans mes silences : nos âmes se reconnaissent. Et c’est précisément cette connexion sacrée qui rend ton départ si déchirant ; comment peut-on être si proches dans l’invisible et si lointains dans la réalité ?

Et puis, il y a ce mois de février… On dirait que le temps fait exprès de remuer le couteau. Février nous a vus naître, février nous a vus nous perdre, et aujourd’hui, février te voit repartir dans le silence. C’est une répétition cruelle que je ne pense pas mériter. Chaque fois, je retombe dans ce gouffre de questions : « Pourquoi encore ? Pourquoi ainsi ? »

Autour de moi, personne ne sait. Je porte ce secret comme un fardeau précieux mais épuisant. Mon entourage ne comprendrait pas ce lien qui nous unit malgré l’absence, alors je me tais. Je calque mon humeur sur ce ciel gris. Mes larmes coulent en silence, au rythme de la pluie sur les vitres, mais je les cache, je les essuie avant que quiconque ne les voie. Je suis devenue le miroir de cette météo triste et mélancolique.

Sache simplement que derrière ce masque que je montre au monde, mon cœur saigne de ton absence. Ce lien que nous avons est ma force, mais aujourd’hui, par ton silence, il est ma plus grande douleur.

Celle qui sait

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